Phileas Fogg Project 2009

Journal de bord de 3 malouins sur les routes d'Asie d'Octobre 2008 à Mai 2009...

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Ze best of Cambodia

Voici quelques videos de notre passage eclair au Cambodge... Nous sommes actuellement en Thailande, a Bangkok plus exactement. Bientot un petit billet de notre arrivee dans ce nouveau pays...

Angkor : Encore ? Pas si sûr…

Jour 135

Traversée du pays du sud à l’ouest, 2 bus, 700 bornes avalées en une dizaine d’heures, de Kampot en passant par Phnom Penh, nous voici désormais dans la très touristique mais néanmoins agréable ville de Siem Reap. Objectif : Les mythiques temples d’Angkor…

L’excursion dans sur le site d’Angkor me laissera un souvenir mitigé. Bien sûr la beauté des temples est incontestable. Angkor Wat, le plus grand lieu de culte du monde, symbole de tout un pays, trônant en tant qu’attraction phare du site, impressionne par son gigantisme et son mysticisme. Sur le couchant, la lumière dorée du soleil enveloppe le monument et révèle alors la juste beauté de l’édifice. Assurément un lieu incontournable… Dans un autre style, Ta Prom, ruines ensevelies sous des arbres géants, semblent sorti tout droit d’une autre ère. Quand la nature reprend ses droits, les vestiges de ce qui étaient autrefois l’une des plus importantes constructions d’Angkor émergent des énormes racines d’arbres aux proportions titanesques ! L’endroit est notamment célèbre pour avoir accueilli des scènes du film « Tomb Raider »… Pour ma part, je cherche encore Lara Croft… :-) Des temples, il y en a des dizaines et des dizaines sur des kilomètres carré ici, mais mon coup de cœur va néanmoins sans conteste à Bayon, temple aux 216 visages gravés dans la roche, majestueux, au centre de la cité d’Angkor Thom. Les multiples faces, s’illuminant et s’animant au gré des rayons du soleil, confère au lieu une âme, un peu flippante je dois avouer, mais surtout véritablement intrigante… Au-delà de la beauté des bâtiments, force est de constater aussi l’incommensurable travail fourni par les hommes de l’époque (800-1400), qui, avec ingéniosité et labeur, ont édifié ces chefs d’œuvres…
Mention spéciale aussi pour notre sympathique chauffeur de tuk-tuk, qui, à 5 heures du matin, nous a guidé jusqu’à Phnom Bakkheng, petit temple perché sur une colline de quelques dizaines de mètres d’altitude, pour un lever de soleil mémorable !

Voilà pour la partie émergée de l’iceberg, le coté attrayant du site… Mais ce dont on a tendance à oublier, c’est que Angkor, fierté nationale cambodgienne, est l’atout touristique numéro un du pays. Beaucoup de voyageurs se déplacent des pays frontaliers juste pour visiter ce site (un peu comme nous d’ailleurs!). A l’instar de monuments tels le Taj Mahal, la cité Interdite ou même la tour Eiffel, le lieu grouille de groupes de touristes, du lever au coucher du soleil. Or si visiter le Taj Mahal au milieu des hordes de paparazzis et autres voyageurs du monde entier ne s’avèrent pas particulièrement problématiques, il n’en est pas de même lorsque que l’on visite un temple aux couloirs plus qu’étroits et à l’atmosphère tropicale… Ajoutons à ca l’indiscipline et le non respect du caractère sacré des lieux par certaines personnes (et que je te touche les sculptures, et que je te grimpe sur les monuments pour prendre sa photo alors que c’est bien écrit « NE PAS GRIMPEZ », et que je te mange mon paquet de chips au milieu des idoles…), franchement, il y a des claques qui se perdent… Loin de moi l’idée de jouer les êtres moralisateurs mais je profite juste de cette tribune qui m’est offerte pour extérioriser et pousser mon petit coup de gueule ! Plus grave tout de même, qui dit « touristes » dit « dollars » et là, c’est tout bonnement hallucinant de subir le harcèlement des vendeurs de gadgets & bibelots. Ca fait maintenant plus de 4 mois de voyage, nous avons fait beaucoup de sites touristiques, mais je n’avais encore jamais vu ca. En quelques heures, nous avons du être sollicité largement plus d’une centaine de fois… « Cold drink », « Buy something », « Postcards », etc. Plus attristant qu’énervant (quoique c’est super énervant quand même), la majorité des vendeurs n’excède pas la dizaine d’année d’âge… Surgissant de derrière la moindre pierre, le moindre arbre, ces gamins exploités quêtent le moindre dollar, avec une ténacité à toute épreuve… Juste révoltant. C’est limite nauséeux que j’ai terminé cette excursion à Angkor, dégouté et fatigué… Une journée de visite bien suffisante à mon goût, et dire que certains se farcissent ca pendant une semaine… Courage ou démence ?



A peine arrivés et déjà il nous faut repartir pour un autre pays, en l’occurrence ici la Thaïlande… Le Cambodge, on y vient pour Angkor, on aimerait y rester pour les gens ! Tous sourires, les cambodgiens nous ont souvent accueilli très chaleureusement, ayant toujours le mot pour rire. Ce pays mérite très clairement d’y consacrer plus d’une semaine, mais malheureusement, le planning commence à se faire serré et d’autres aventures nous attendent… But I’ll be back !

Road across Cambodia ! Keep smile !

Jour 131 – Distance parcourue : Euh, je vais abandonner le décompte des kilomètres, je ne suis plus très sûr que ce soit précis cette affaire-là !
Devise : Riel cambodgien bien que tout se négocie et se paie en Dollars (4000 riels = 1 €).
Décalage horaire : + 6 heures par rapport à la France
Température : m 20°C/M 35°C

Ca avait tout d’une corvée. Quelques jours pour traverser l’un des pays les plus pauvres au monde… Rien de bien réjouissant. Ca avait tout d’une corvée et puis finalement, ca s’est révélé être tout sauf ca ! Quelques jours plus tôt, non sans un pincement au cœur, il nous a fallu enfin lever le camp de notre île paradisiaque vietnamienne, sous une pluie torrentielle ! Peut être était-ce un signe du ciel nous invitant à partir pour d’autres horizons (On va le prendre comme ca !). Direction donc Ha tien, à la frontière entre le Vietnam et le Cambodge.

Alors concernant ce poste-frontière, voici quelques informations à l’attention de voyageurs désirant l’emprunter et qui échoueraient sur ces pages : Nous avons eu beaucoup de mal à trouver à des données claires et récentes sur le passage Ha tien/Prek Chak entre les deux pays sur internet. N’ayant pas de visas cambodgiens préalables, nous y sommes allés un peu à l’aveuglette, ne sachant pas si le sésame allait pouvoir nous y être délivré (Quelques mois plus tôt, il ne l’était pas…). Donc clairement, OUI les étrangers peuvent emprunter ce passage et OUI les visas peuvent être fait sur place… et c’est vraiment super pratique, notamment pour ceux qui comme nous, viennent de Phu Quoc (Ca évite de retourner jusqu’à Chau Doc, à 4 heures de bus de l’embarcadère pour l’île…)

Donc passage de frontière et changement de pays obligent, il nous a fallu être patient pour traiter toutes les formalités administratives. Dans un billet précédent, j’avais déjà fait mention avec amusement du changement de qualité des postes frontières entre la Chine et le Vietnam. Ici le changement est encore plus flagrant ! Après avoir validé notre sortie du territoire vietnamien, nous avons marché quelques centaines de mètres pour arriver en bout de route, la piste goudronnée laissant place à un chemin rocailleux de terre rouge. Ici quelques baraquements font office de douane. Bienvenue au Cambodge ! Rapidement, nous sommes pris en charge tout sourire par le médecin des lieux, une charmante cambodgienne, qui nous demande de patienter quelques instants. Quelques minutes plus tard, un homme grassouillet, torse nu, apparait. Il s’agit du militaire chargé de nous délivrer notre visa, réveillé en pleine sieste. Son acolyte arrive à son tour, en sueur, lui, interrompu en plein partie de volley-ball (…) 60 dollars plus tard, nous voici officiellement en territoire cambodgien !

La route nous menant de la ville la plus proche est assez étonnante. Tout au long du chemin se dressent des habitations, sommaires cabanes sur pilotis pour la plupart, peuplées par les paysans du coin. Sur les bords des routes jouent des gamins, nus comme des vers, au milieu des vaches, poules, poussins et autres animaux de basse cour. Plus que la pauvreté, c’est la ruralité du pays qui est vraiment frappante. Après quelques kilomètres, nous arrivons dans une bourgade, notre chauffeur nous lâche contre une poignée de dollars. Rapidement, trois blancs avec leurs sacs à dos au milieu du village ne passent pas inaperçus et un attroupement d’une quinzaine de Cambodgiens se forment, chacun nous proposant de nous emmener à Kampot, la ville la plus proche… C’est parti, négociant les prix jusqu’au tiers de la couleur annoncée (sans guide ni carte, pas évident de définir les kilométrages et les tarifs des transports), nous voici dans une camionnette au milieu des poules, en route pour Kampot ! Décidemment, c’est sportif le Cambodge !

Visa... Cambodgien !!